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jeudi 26 novembre 2015

Attentats par André NAHUM



ATTENTATS

La chronique de André NAHUM

            

Attentat Bamako
          Où que  vous soyez dans le monde, allumez votre télé ou votre transistor, ouvrez votre journal, un mot vous sautera aux yeux, écorchera vos oreilles : terrorisme. À Tel-Aviv, à Jérusalem, à Paris, à Tunis, à Bamako, couteaux, kalachnikovs, voitures-béliers ou piégées et à vrai dire, on en a un peu marre. Qui donc nous sortira de ce cauchemar ?



            Les attentats de Paris la semaine dernière ont fait comprendre au peuple de France que les Juifs et les Croisés n’étaient pas les seuls visés par les terroristes et, même s’il n’y a pas eu cette fois des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Paris, on a senti une cohésion plus réelle au sein de la nation. Mais finalement ne nous sentons nous pas un peu seuls dans cette aventure face  à l’avancée massive du djihadisme islamiste qui s’appelle Daesh, Al Qaeda ou Boko Haram ?
            Lorsque François Hollande prit la décision de se porter au secours du peuple malien envahi par les rebelles qui voulaient y établir leur califat, il y est allé pratiquement tout seul, sans mesurer peut-être l’importance de son initiative et en oubliant que notre pays n’était plus capable de mener, si loin de ses bases, une guerre longue et difficile.

            Il sait aujourd’hui que cette guerre est planétaire et qu’elle ne peut être gagnée que par  une coalition  sérieuse et déterminée. Or sur qui peut-il compter ? Personne ne veut envoyer de troupes à terre. On ne sait vraiment plus quels sont nos vrais alliés. On ne sait plus quel rôle ne joue la Turquie dans cette affaire. On n’arrive pas à distinguer les véritables objectifs des uns et des autres. Ceci pour dire que cette guerre contre le djihadisme est bien mal engagée.
            François Hollande est  à Washington pour demander à Barack Obama de l’aider. Semblable démarche a été faite auprès des Britanniques et des Russes. Il est peu probable que le président américain accepte de s’engager davantage autrement que par des encouragements et de bonnes paroles. Et la situation sur place se complique de  plus en plus. Hier un avion russe a été abattu par les Turcs. Finalement on croit gérer un conflit et on se retrouve face à quatre problèmes : Sunnites contre Chiites,  Israéliens-Palestiniens, Avenir des Kurdes en Irak, Syrie, Turquie et comment seront remaniées les cartes de la Syrie et de l’Irak.
            L'Europe est complétement perdue, mais à mon humble avis, elle se trompe quand elle croit, sous l'influence des puissants lobbies pro-palestiniens, que la solution du conflit israélo-palestinien résoudra tous les problèmes. J'ose penser le contraire.


1 commentaire:

Véronique ALLOUCHE a dit…

Je ne crois pas qu'aujourd'hui l'Europe imagine résoudre le terrorisme par une solution israélo-palestinienne, ce que pouvaient penser certains après les attentats de janvier de l'hyper cacher.
Comme l'écrit Anne Sinclair :"
L'unanimité est plus grande qu'en janvier. Cette fois il est vrai, les Français n'ont pas eu le sentiment qu'on assassinait "les autres" - journalistes insolents, policiers banals ou juifs ordinaires - mais leurs propres enfants.
Ce qui m'effraye c'est que la peur engendre le replis sur soi. Le FN qui incarne la haine des autres, va faire "un tabac" aux régionales, comme l'indique les derniers sondages.
Bien cordialement